Sandrine Leon

photographe
sandrineleon@hotmail.com

Sandrine Leon
 

bio-infos

english version« Mon objectif est de modifier la perception de nos comportements en les sortant de leur contexte habituel :
revenir aux choses essentielles… »

 
 

PARCOURS

Photographe free-lance
Vit et travaille à Paris


Publication d’un livre pour enfants aux Editions BAYARD,
"C'est si bon..." dont les photos sont extraites de la série « Enfance »
Sortie : septembre 2008

Finaliste du concours SFR/JEUNES TALENTS:
La série « mes pieds en vacances » a été exposée sous forme
de diaporama dans le cadre des expositions sur le thème du bonheur, à la Maison Européenne de la Photographie, de Janvier à Mars 2008

Membre de l’Agence RENTING ART
(1er réseau international de location d’œuvres d’art présent à Paris,
New York et Shanghai) pour la série « mes pieds en vacances »
Ex
position de juin à août 2008 à PriceWaterCooper House à Neuilly-sur-Seine (avec G.Rousse, Ph.Schlienger,...)

Collaboration avec la Presse et publications dans divers magazines :
Enfant Magazine, Famili, France Soir, Francofans, Télérama, Tv Mag…et sur divers sites

Photos de plateau pour FRANCE2 sur des tournages de fictions depuis
2006 et sur des tournages de longs et courts-métrages depuis 2003

Membre du Jury International du Ve festival Cinema, Vidéo, Multimédia ,d’Avanca, au Portugal en 2002

Portraits de musiciens : pour l’Agence de presse EUTERPE

Portraits de comédiens

Expositions à Paris et en Province    

Evènementiel :
Reportage sur le Festival Digital Numérique pour l’agence de communication Initial 2D

 

... Dans son travail de photographe, Sandrine Leon scrute et s’interroge… sur la nature, l’homme, le rapport de l’homme à la nature, la consommation dans toutes ses outrances, notamment. Elle tend son objectif, cherchant à comprendre comme l’être humain trouve sa place dans la société. Le sentiment de bonheur est un autre sujet, impalpable, qu’elle tente de montrer dans ses images.

Sandrine travaille souvent par série ; elle développe alors, sur plusieurs années, un thème et ses variantes.
C’est ainsi qu’en 2000, elle entame une réflexion sur l’individu et la consommation : « frigos et poubelles », photographiés au débotté chez des particuliers, nous renseignent sur les modes d’alimentation et d’approvisionnement, les déchets, les gâchis… Ces natures mortes deviennent portraits, évoquant l’univers de la personne à qui appartient le frigo, mais se chargent aussi d’un point de vue ethnographique : elles nous donnent à voir des façons de vivre, elles fixent l’évolution des mœurs en la matière. Aliments crus, plats préparés, nourriture bio, aliments carnés ou végétaux, diversité des emballages… forment une mosaïque de couleurs et de matières qui en dit long sur notre consommation.

Essentiellement estivale, la série « mes pieds en vacances » prend racine en 2003. Sandrine convie ici le spectateur à se glisser dans la peau du photographe, pour entrer à son tour dans le paysage. Les pieds sont chaussés de tongs, symbole universel. Le regard perd ses repères, désorienté par le point de vue qui rase le sol pour découvrir des lieux vierges de toute construction immobilière ou commerciale. Campagne ou bord de mer, comme un éden que ponctue parfois une vache ! Pour ces prises de vue, Sandrine utilise invariablement un appareil Holga, qui permet l’impression de flou sur les bords de l’image, ajoutant une part de rêve. La photo prend, soudain, l’allure d’un trou de serrure, à travers lequel le spectateur passe un œil et goûte un peu la beauté de ces paysages.

Paysages encore, mais « à travers la vitre ». Dans cette série, la mise au point est faite sur la pluie, ruisselant le long d’une vitre. Au second plan, le paysage apparaît brouillé, comme un univers onirique, qui laisserait au regard le soin de recomposer des lignes, des formes, des histoires. On retrouve cette même impression au gré des « reflets dans l’eau », urbains ou campagnards, où le sujet principal se montre la tête à l’envers, déformé par les ondulations d’une flaque. À chacun ensuite d’imaginer le lieu, le moment, les bruits de l’instant où fut prise la photo. C’est un jeu sur les apparences.

Familière du monde de l’enfance, la photographe saisit les menus bonheurs des petits : ce sont « des plaisirs à la pelle ». Ici, cadrages serrés, couleurs vives, lumière fraîche renforcent la sensation de bonheur suggéré, exaltent les sens, créent un monde empli de merveilleux. Gadoue, bobo, cache-cache, grimaces, dînette, chatouilles, patauge, pour de faux, bêtise, bonhomme, amoureuse… les mots d’enfant surgissent à chaque cliché. Universels et spontanés, les gestes capturés par ces images instantanées témoignent de la richesse des rapports que les plus jeunes entretiennent avec le monde extérieur. Sandrine, le regard sans cesse avide, invite ainsi les adultes que nous sommes à raviver leur curiosité, à retrouver au quotidien la saveur de l’enfance. Simplement...